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31 mai, par Onelas
Malédiction – Dɛussu - conclut mon grand père devant notre éclat de rire.
Mon grand père, en fait, venait de nous raconter l’histoire de la famille sourde. Personne n’entend quoi que ce soit dans cette famille. Enfin, si, dans une certaine mesure... C’est-à-dire que chacun se plait à affabuler la version des faits qu’il lui sied sans pour autant (...)
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26 mai, par Akli Ilelli
« A house divided against itself cannot stand./Une maison divisée contre elle-même ne peut tenir debout. » (Abraham Lincoln)
Permettez-moi d’apporter un autre son de cloche et, tant mieux, la diversité étant la quintessence même de la Démocratie, n’est-ce pas !
D’abord, permettez-moi de mettre un bémol à ceux qui sont offusqués par les danseuses en (...)
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24 mai, par Onelas
Comment devient-on président en Algérie ? Primo : arrêter très tôt ses études ou alors ne les avoir jamais commencées. Secundo : un zeste d’ambition du genre un vieillard tout veiné, voûté comme une faucille, maigre et bossé comme une gaule de frêne, mais qui, n’empêche, pose dans son horizon lointain des objectifs que n’atteignent des siècles. (...)
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22 mai, par Onelas
La mer est bleue. Pas trop. Le bleu précédant la brunante. Presque vert. Verdâtre. Le silence. Le silence minéral. Un silence enveloppé dans un morceau de mystère. Une paix crépusculaire pose sur le flanc des montagnes d’attendrissants baisers. Le ciel vivifié s’est démit de son azur. Plus la dalle inamovible qu’il couchait par terre depuis le matin. La (...)
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21 mai, par Tiziri Djabri
Je me suis interdit d’intervenir jusque-là dans le flot ininterrompu d’invectives auquel s’est abonné notamment M. Benachenhou depuis la sortie du livre de Saïd Sadi : Amirouche : une vie, deux morts, un testament. Trois évènements mûrement réfléchis m’ont amené à reconsidérer ma position dans cette tornade :
le recadrage puis la similitude des attaques de (...)
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19 mai, par Onelas
L’été de Montréal est unique. Il est aussi unique que c’est difficile de l’imaginer en hiver, lorsque les rues désertes, le manteau sempiternel de la neige et le froid qui caille. L’hiver est pour l’hibernation, pour s’emmurer dans des solitudes reculées, s’emmitoufler dans des secrets impénétrables. Le silence neigeux est pesant, cuisant, insupportable. (...)
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18 mai, par Onelas
À la claire fontaine, nos filles s’évadent, donnent libre cours à leurs pensées secrètes, discutaillent de tout et de rien, s’accaparent des dernières nouvelles, etc. Souvent, avec l’amphore toute mignonnette avec ses motifs multicolores sur l’épaule, une fille belle et nubile, d’autant qu’elle n’omet jamais qu’à sa claire fontaine elle se doit d’être (...)
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17 mai, par Onelas
Je me souviens : Il pleut.
Il pleut rageusement. Il pleut des cordes. La nuit opaque est trouée au lointain par de fluettes lumières. Des lumières brumeuses. Brumeuses et nébuleuses sont les lumières. Pas franches sont les lumières. Comme des ampoules derrière des verres fumants sont les lumières. Des étoiles faiblardes accrochées aux cimes. Des (...)
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15 mai, par Onelas
Dis père, c’est quoi Taymiwin ? Interrogeai-je un jour mon père quand j’étais enfant. C’est venu du verbe puiser en kabyle, puiser de l’eau, « aymed » , Taymiwin c’est donc là où l’on puise de l’eau, me répondit-il. Plus tard, un ami m’expliqua que Taymiwin s’appelle réellement Tagniwin, le pluriel de tagnit : les terrains plats ou le plat, enfin, quelque (...)
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14 mai, par Onelas
Ma tehchemch ! ( l’équivalent de tu n’as pas honte) ! Vous vous en doutez, c’est ça, une femme. Comme si toutes les atrocités du monde, toutes les terres égueulées par des volcans nerveux, toutes les demeures ébranlées par une sur-émotivité sismique, toutes les choses charriées par des torrents fluviaux avaient comme origine la femme.
Elle pourtant (...)